La fête du livre et de l’amitié à Soligny-La-Trappe

Samedi, vers midi, je guettais l’arrivée du train de Cécile Oumhani sur le quai de la gare de L’Aigle, fraîchement rénovée. Moment d’émotion car nous ne nous sommes pas vues depuis trois/quatre ans mais aussi de retour sur le passé, à notre première rencontre au marché de la poésie, qui scella une amitié indéfectible ; c’était dans les années 90, à Paris. Nous entamâmes alors un compagnonnage construit sur de réguliers échanges téléphoniques qui, personnellement, me font un bien fou : sans le regard de Cécile, sans ses encouragements, il y a belle lurette que j’aurais mis le clavier sous clef et la clef sous la porte. C’est ainsi que j’ai pu observer son chemin littéraire et apprécier une belle progression empreinte de courage, d’exigence et d’humilité ; bref, des qualités qui font un écrivain. Beaucoup partagent mes avis puisque le travail de Cécile a été plusieurs fois primé ; aujourd’hui, elle est l’invitée d’honneur du salon du livre du Perche.

Nous arrivons à ce salon en début d’après-midi, conduites par ma voisine qui a bien voulu nous servir de chauffeur en raison de mes propensions à adopter l’acuité visuelle d’une taupe dès le soir venu, c’est-à-dire dans quelques heures à peine. L’accueil des organisateurs est chaleureux, ils resteront aux petits soins de leurs invités et amis écrivains tout au long du week-end. Jean-Noël, Jacques et Lise… : j’aperçois déjà des « confrères » qui, de salons en salons, jalonnent mon parcours marchand (ne sommes-nous pas ici pour vendre nos ouvrages ?) de leurs sourires radieux. Nous sommes heureux de nous retrouver, nous nous congratulons.

Puis, les amoureux de la littérature arrivent, pour certains des amis qui me permettent de mesurer combien j’ai « fait mon trou » à Mortagne puisqu’avec ma voisine, mon jardin et ma maisonnette, ils illustrent mon ancrage dans la campagne percheronne. Françoise est là, Claire aussi avec le joli recueil de nouvelles qu’elle présente, Denise et Brigitte, puis Hélène, Martine et une autre Françoise,… Quel bonheur jusqu’au dimanche soir ! J’ai vendu quatre exemplaires de mon livre, Une année percheronne, où un billet intitulé « Salon du livre du Perche », datant de 2011, fait état de la visite de Françoise qui m’offre quelques tuiles de sa confection à croquer… et, le croira-t-on ? cette année encore, j’ai eu le plaisir de grignoter, pour les faire durer le plus longtemps possible, les délicieuses tuiles de Françoise !

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