La rentrée

La rentrée ? Le mot implique qu’on était « sortis ». Des écoles, des bureaux et des usines, des routines et des contraintes quotidiennes… Pour aller où ? Oh, pas bien loin parfois, mais sous le soleil (exactement ?) grâce à l’été magnifique dont le ciel nous gratifia.

A Quiberon, j’ai tout aimé : la côte et les plages, la mer et la piscine,  les moules et les langoustines… et pour un peu j’aurais chantonné « Le ciel, le soleil et la mer ». Sans blague, l’endroit s’y prêtait. Les trois jours que je ‘vacançais’ durèrent bien plus longtemps ; allez ! disons une semaine, car le beau temps incite à rester dehors dès potron-minet jusqu’au soir, à s’étourdir de lumière, à contempler le ballet des embarcations sur l’eau à s’en faire péter la rétine, à rêvasser sur un transat, et surtout  A NE  PENSER A RIEN!  Ou, corollaire évident : à vivre dans la plénitude d’un présent bienheureux.

En juillet, j’ai pu m’offrir un petit feu d’artifice personnel car, enfin ! se concrétisa la publication d’un manuscrit pour lequel je cherchais (désespérément ?) un éditeur depuis deux ans et demi. L’éditrice se trouvant à Montpellier, non loin de chez maman, je la rencontrai au bord de mer où, devant un diabolo-menthe, elle m’expliqua que la meilleure place pour l’épilogue, c’était le début ! Je renâclai, fis la correction demandée et m’en trouvai fort aise pour deux raisons : la nouvelle intro donne un plus au manuscrit ainsi retravaillé, et ce dernier paraîtra en mars 2014…

Depuis quelques jours, les températures chutent, nous faisant passer sans transition d’un été resplendissant à un automne pluvieux. La grande question : doit-on remettre le chauffage en route malgré de fortes réticences ? Parce que, ce geste, c’est admettre qu’on entre en saison grise, que les jours raccourcissent et que, très bientôt, il faudra se mettre en état de quasi hibernation … Mais ne nous plaignons pas trop à la pensée de cocooner douillettement  chez soi, suivant les immuables et très sages lois de la nature !

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