Embouteillage à Mortagne !

Samedi dernier, armée des bonnes résolutions de la rentrée qui se dilueront dans le train-train quotidien, j’allai à La Maison pour Tous (MpT) faire le tour des nombreuses activités proposées. Dès la montée de la rue des Quinze Fusillés, je constatai de nombreux stationnements, sans plus d’inquiétude, puisque confiante en mes habitudes qui consistent à me garer derrière la MpT, sous la haute protection de la statue d’Alain posté tout près telle une sentinelle aussi sage que bienveillante. Pas la plus petite place en vue ! Pire, c’est bourré, des voitures stationnant à des endroits improbables en temps normal ; tant pis, me dis-je, je trouverai place du Palais ou dans le parking voisin… Que nenni ! le moindre espace étant occupé quand ce ne sont pas des véhicules en double file ; pire encore, au croisement qui me permettrait de rallier la place Notre-Dame, nous nous trouvons plusieurs voitures, capot à capot, dans une situation d’embouteillage. Une grande première pour moi qui suis particulièrement rétive à la marche arrière (pas pour des raisons d’orgueil mais parce que j’évalue mal les distances à reculons). Par bonheur, l’affaire se dénoue me permettant de poursuivre ma quête d’une place stationnement qui s’apparente bientôt à celle du Graal…

Que se passe-t-il ? Le week-end, d’accord, mais tous les samedis, c’est le week-end et je n’ai jamais vu une telle affluence. La MpT alors ? Sa journée « portes ouvertes » aurait attiré non seulement les Mortagnais mais la population du département, voire celle du Perche et même de la Basse-Normandie ? Un succès sans précédent ? j’en suis un peu étonnée quand place Notre-Dame, une place de stationnement s’offre à moi, miraculeuse. Tandis que je m’en empare comme d’une faveur inestimable, je découvre une effervescence joyeuse autour de l’église où se pressent jolies tenues et sourires radieux : on guette la sortie des mariés ! Et ça draine beaucoup plus de monde que les enterrements un brin routiniers en une campagne où la pyramide des âges a de plus en plus la grosse tête. Je comprends alors qu’embouteillage rime avec mariage et me promets de me réjouir, à l’avenir, quand je ne trouverai pas de place où garer ma voiture.

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