L’arrivée de l’année 2016…

avec, comme vœu principal, que ce soit bien une nouvelle année ! « Nouvelle », donc différente de la calamiteuse 2015 et, forcément, meilleure. C’est ça, notre côté enfantin : jouer au poker menteur avec l’avenir en faisant semblant de croire à de nouveaux départs qui effaceraient d’un coup de gomme magique renoncements, échecs et, en 2015, drames, pour nous offrir des lendemains radieux… Cela dit, pourquoi ne pas se bercer, l’espace d’une rêverie tissée des « bonnes résolutions » que nous ne manquerons pas de multiplier, de quelques illusions qu’on oubliera aussitôt ? ça ne fait de mal à personne.

L’aspect positif de ces vœux jetés urbi et orbi réside en des retrouvailles avec des personnes un peu perdues de vue, voire de vérifier la solidité de liens affectifs ou même de se livrer à des interprétations toutes personnelles. C’est ainsi qu’il y a trois /quatre ans, me trouvant auprès de ma mère déjà très âgée, je m’extasiai sur la sonnerie du téléphone qui n’arrêtait pas un premier janvier, quand elle tempéra mon enthousiasme d’un : «Tu sais, si tout le monde appelle, c’est pour savoir si je suis morte… » Il est vrai que l’âge venant, une tendance se dessine en faveur des plus anciens qui s’estiment autorisés à ne plus faire le premier pas mais attendent de recevoir des vœux avant d’y répondre.

Et puis les passages obligés de ces deux repas incontournables que sont les réveillons ! Le pire, c’est celui de la St Sylvestre car il dépasse souvent le cadre familial et ne se conçoit que dans une bombance très champagnisée. Personne n’imaginera l’horreur que j’ai vécue à la pensée que mes deux turbots sortis du congel pour l’occasion, ne suffiraient pas à nourrir six personnes, même si je me contentais de sucer une arête ! Alors, toasts et re-toasts… Je passai la matinée du 31 à tartiner. Ces « gros » repas constituent une épreuve pour la maîtresse de maison qui, finalement, vivra le meilleur moment de sa soirée à la fin des ripailles à condition d’avoir honorablement relevé le défi ! Quel soulagement lorsqu’enfin seule, elle se détend dans un bon fauteuil en faisant ses comptes : untel s’est resservi, cet autre a semblé apprécier le foie gras, etc. Et maintenant on a 366 jours devant nous, en cette année bissextile, avant de faire rebelote… 2016 commence plutôt bien !

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