Salon du livre du Perche à Soligny-la-Trappe

Au petit matin,  je prends le chemin de l’Abbaye des moines de la Trappe que je vais ignorer pour me concentrer sur celui de la très laïque salle polyvalente. Mon sens de l’orientation étant des plus flous, j’ai sollicité l’aide du GPS qui renâcle parce qu’il lui faut une adresse en bonne et due forme : numéro et nom de rue… Tant pis ! Je trouverai. Et, effectivement, une affiche à l’entrée du bourg m’indique que je suis arrivée à bon port. Ouf ! Cela me paraît d’excellente augure : peut-être vais-je atteindre le score des cinq livres vendus que j’espère ? On se serre la main, on se félicite sur le beau temps (il y a deux ans, il neigeait) et on sirote un petit café en attendant l’ouverture, à 9 heures 30. Je remarque que les auteurs sont équipés de jolis présentoirs, de petits chevalets sur lesquels reposent leurs ouvrages.  Le matin, pas grand-monde ; nous ne nous en inquiétons guère : aux dires des aficionados la ruée est prévue entre 15 heures et 16 heures 30. Après le repas entre deux poétesses abstèmes (de temps en temps je colle un mot un peu compliqué pour redorer mon image à mes propres yeux), j’attends la foule des acheteurs qui, pour beaucoup,  marquent à peine un temps d’arrêt devant les couvertures de mes bouquins. S’engage alors une sorte de bras de fer de la prunelle, eux évitant mon regard tandis que je plante mes yeux sur leurs paupières à demi baissées… S’ils lèvent la paupière, je gagne et tente d’engager le dialogue : « Ça  c’est l’histoire de… Lisez donc la quatrième de couverture… » Deux types d’esquives sont à répertorier : le petit malin qui sort de sa poche une affichette où il présente son livre, son association, etc. et le lâche qui affirme que c’est son premier tour et qu’il va revenir.

Résultat de la journée : j’ai vendu un livre – un seul ! – et deux revues Vents du Perche… C’est très mince, aussi je me promets que, la prochaine fois, je ne placerai mes espoirs que dans les visites amicales. Parce qu’il faut bien dire que, de ce côté, j’ai été plutôt gâtée ! De fraîche date ou plus anciens, mes amis se sont déplacés et Françoise m’a même apporté des tuiles (à croquer !)…

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