Petites vacances en Vendée

Sur les quelques six journées passées en Vendée, à Bouin exactement, une seule de beau temps et les autres à se bercer de l’espoir que les gens de la météo se soient trompés, mais ils avaient tout juste, les bougres ! Après ce raccourci saisissant, quelques détails s’imposent.

Nos bagages déposés à l’hôtel, nous décidâmes de gagner l’Ile de Noirmoutier par le passage du Gois, route « sous la mer » de quelques 4 kms qu’on emprunte à marée basse à défaut d’un véhicule amphibie. Là, on avance pare-choc contre pare-choc et quand on a un camping-car devant soi, on peut voir sur les bas-côtés des vacanciers munis de seaux, la plupart en position d’orants vers le sable mouillé qu’ils gratouillent à la recherche de coquillages. Puis on atteint le territoire de Noirmoutier et, plus on avance, plus on se demande où se trouve la mer qu’on est en droit d’attendre eu égard au vocable d’ « île ». On finira bien par la voir, celle qu’on appelle de tous nos vœux et pour qui l’on est venu, le long d’une plage sur laquelle elle se déroule en vagues qui viennent mourir entre les doigts de pieds de quelques intrépides, dans une dentelle d’écume… Nous renonçons à les rejoindre surtout qu’il pleut et que le vent se lève !

Quand le vent souffle en Vendée, on comprend aussitôt la présence des anciens moulins comme celle des éoliennes contemporaines : il ne s’agit pas d’une petite brise ni d’un souffle léger mais de sévères bourrasques qui font ployer arbres et passants… et tourner les ailes ! Quoique, pour moi, ce serait plutôt la tête car le vent a tendance à m’étourdir.

A l’hôtel, on jouit d’une jolie chambre aux couleurs pastel, des petits soins d’une équipe de direction souriante et d’un calme étonnant pour un établissement qui affiche complet. Il faut préciser que la clientèle aux trois quarts flamande enfourche ses vélos dès le matin pour sillonner les innombrables pistes cyclables de la région. Pendant ce temps nous faisons quelques brasses dans la piscine couverte en supputant déjà le temps qu’il fera demain : à chacun ses appréciations météorologiques en regard de son tempérament et, comme je n’ai pas trop le moral, je prédis : « Il va pleuvoir ! » Et le plus bête, c’est que j’ai raison.

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