Novembre 2012, la revue Vents du Perche

A chaque parution de la revue, c’est la même hâte : la feuilleter en vitesse, l’œil aux aguets de la grosse faute ou erreur de mise en page… Je suis responsable du comité de lecture et mon honneur chatouilleux souffrirait d’une bévue, d’autant qu’à ce stade, il n’y aurait plus grand-chose à faire. L’examen terminé, je pousse un ouf de soulagement. La regarder, la revue, comme si j’étais une cliente de  la maison de la presse : Oh ! Quelle belle revue vous avez là ! C’est une revue littéraire, n’est-ce pas ? Le gérant, un homme à l’air triste, me répond : Que de beaux textes, j’ai tout lu… il y a de la poésie aussi (il aime la poésie). Moi un brin curieuse alors que je connais la réponse : Et les auteurs ? Des gens du coin ? En gros, oui… Et c’est vrai car, si la revue est ouverte à tous, nous sommes heureux de publier une majorité d’écrivains percherons.

J’ai en mains le numéro 3. La photo d’un champ sous un ciel orageux en couverture, au-dessus de Vents du Perche en grosses lettres rouges… Dieu sait qu’on a discuté sur le s : Vent ou Vents ? J’étais pour le singulier, toutes les voix des auteurs se réunissant en un grand vent qui soufflait de  belles lectures sur notre région de Basse-Normandie ; quelqu’un d’autre a insinué que ‘les blagues de potaches’, avec ce titre, attention ! Finalement, la majorité s’est prononcée en faveur de ‘Vents’, ce qui à mon avis n’empêchera guère les potaches de rigoler.

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